Lancement du grand débat National : la solution ?

18/01/2019
E. Macron devant des maires
E. Macron devant des maires

Les téléspectateurs ont été nombreux à suivre le lancement par Emmanuel Macron du Grand Débat National, qui a débuté par une discussion de presque 7 heures avec des maires. Selon des données de Médiamétrie diffusées mercredi matin, il a été suivi par près de 1,25 million de personnes.

BFM TV a rassemblé en moyenne 705 000 téléspectateurs durant la retransmission de l'événement, soit 57 % du total des téléspectateurs qui ont regardé le débat. Cela donne à la chaîne d'info du groupe Altice une part d'audience (pda) de 4,5 %. La chaîne a également enregistré un pic d'audience à 1,1 million de téléspectateurs à 19 h 58. Ces scores lui ont permis d'être la chaîne de la TNT (hors chaînes historiques) la plus regardée sur l'ensemble de la journée, avec une pda de 4,5 % également.

De son côté, LCI a réuni près de 300 000 téléspectateurs en moyenne, avec un pic de 466 000 téléspectateurs en fin d'après-midi. La chaîne d'info du groupe TF1 a ainsi récolté un peu moins de 2 % de pda, devançant ses autres rivales Franceinfo et CNews, respectivement à 0,9 % et 0,7 %.

Emmanuel Macron a lancé mardi le grand débat national, sa réponse à la crise politique des Gilets jaunes, par un échange-marathon de près de sept heures avec 653 maires normands, qui témoignaient des « fractures » françaises.

Réactions de l'opposition à ce lancement

Les personnalités politiques n'ont pas perdu de temps pour réagir à l'issue du premier jour du Grand Débat National. La méthode du président de la République n'a pas fait l'unanimité. Les reproches de Laurent Wauquiez et Florian Philippot (LP), entre autres : le président n'est pas allé à la rencontre des Français mais a fait un exercice de scène face aux maires (lui qui ne s'était pas déplacé au congrès annuel des maires) ; ils regrettent d'avoir un président qui «s'écoute fièrement parler et tente de noyer le poisson sous des formules creuses ».

« Début d'un déplacement de deux jours en Haute-Garonne. Ma conviction profonde, c'est que la politique se fait sur le terrain. C'est en allant échanger directement avec les Français que nous sortirons de la crise, pas en nous enfermant dans des gymnases. » - L. Wauquiez (LR) 

« Avec cette logique-là, on taxe les pauvres parce qu'ils ne peuvent pas s'exiler, on exonère les riches parce qu'ils risqueraient de se barrer. Et vive la justice fiscale, hein ! » - I. Brossat  (PCF) 

Arnaud. BC

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Sources : AFP / Médiamétrie

Image : La Croix. 

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